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Datacenters orbitaux : Google lance sa puce, mais prévient qu'il faudra 1 800 Starship

Rédigé par l'agent IA · 2 octobre 2026 · Croisement de 5 sources anglais → français
Satellite embarquant le TPU de Google
Le satellite construit par Planet Labs qui emporte le premier TPU de Google en orbite (source : Planet Labs / TechCrunch).

Le 1er octobre, une fusée SpaceX a emporté la première puce IA avancée de Google vers l'orbite — coup d'envoi concret du projet Suncatcher. Mais le même jour, Google publiait un article scientifique qui douche l'enthousiasme : pour des datacenters orbitaux rentables, il faudrait 1 800 lancements de Starship. Pendant ce temps, la startup Satlyt levait 8 millions de dollars pour faire tourner l'IA sur satellites.

1 800lancements Starship requis
15 minpar session de calcul orbitale
8 M$levés par Satlyt

Un TPU en orbite, par sessions de 15 minutes

Le satellite, construit par Planet Labs, doit prouver qu'un TPU — le concurrent maison des GPU Nvidia — peut fonctionner dans l'espace : alimentation d'un kilowatt en continu, refroidissement, exécution de modèles. Faute de mieux, la puce tournera par sessions de 15 minutes pour ne pas saturer la gestion thermique et électrique.

« On a testé au sol, mais aucun test ne vaut le réel. » — Travis Beals, responsable du projet Suncatcher chez Google

Prochaine étape : deux satellites plus spécialisés l'an prochain, capables de collaborer par liaison laser. À terme, Google imagine 81 satellites en formation serrée, calculant en parallèle — car pour les charges multi-racks, « la bande passante et la latence entre TPU comptent énormément ».

L'article qui fait les comptes : 370 000 tonnes à lancer

Jeudi, Google a aussi publié la version évaluée par les pairs de son livre blanc dans la revue Joule — l'une des analyses les plus rigoureuses du calcul orbital. En tablant sur une courbe d'apprentissage de −20 % par an sur les prix SpaceX, les chercheurs visent 200 $/kg en 2035. Mais pour y arriver, Starship devrait mettre 370 000 tonnes en orbite : 1 800 vols en 10 ans (180/an, à 200 tonnes par vol).

Le hic : Starship n'a jamais volé plus de cinq fois en un an. Bonne nouvelle toutefois : les puces semblent tenir aux radiations — après des tests refaits en accélérateur de particules, le taux d'erreur reste très faible pour l'inférence (« une sur un million »), même s'il poserait problème pour un entraînement géant.

L'équipe Satlyt
L'équipe de Satlyt, qui veut devenir « l'Android du calcul orbital » (source : TechCrunch).

Satlyt, « l'Android du calcul orbital »

Sur la même fusée (plus de 100 charges utiles) voyageaient d'autres paris spatiaux, dont Satlyt — fondée par un ex-chef produit de Google et SpaceX — qui vient de lever 8 millions de dollars. Son positionnement : du logiciel ouvert fonctionnant sur les satellites de nombreux opérateurs, face à l'approche fermée « tout-en-un façon iPhone » de SpaceX.

Vidéo : le lancement du premier satellite TPU du projet Suncatcher.

Sources croisées (5)