Semaine noire pour OpenAI : le même jour, mardi 13 octobre, un juge fédéral ordonne la remise de ses dossiers d'embauche dans l'affaire de secrets commerciaux avec Apple — et un de ses ingénieurs est inculpé pour un micro caché dans une salle de réunion de direction. Deux affaires distinctes, un même signal : la pression judiciaire s'intensifie autour du laboratoire.
Apple obtient les dossiers d'embauche
Dans la plainte déposée en juillet pour vol présumé de secrets commerciaux (ordinateurs Apple utilisés pour exfiltrer des fichiers, consignes données aux recrues), le juge Edward Davila (San Jose) accorde à Apple une « discovery » accélérée : accès aux matériaux de recrutement (checklists, guides, scripts d'entretien), aux messages privés de deux figures clés et aux dépositions de trois responsables, dont le chef hardware. Délais : 5 jours pour les documents déjà collectés, 14 pour le reste. En toile de fond, le premier appareil grand public d'OpenAI, attendu fin février 2027 — potentiel rival de l'iPhone.
« Apple obtiendra un accès accéléré aux documents d'embauche d'OpenAI. » — Sarah Perez, TechCrunch, 13 octobre 2026
Le micro caché de la salle exécutive
- 28 septembre : installation présumée d'un enregistreur chiffré, branché sur le port USB d'un téléviseur de la salle de réunion exécutive de San Francisco, camouflé dans du papier toilette.
- 30 septembre : découverte par OpenAI, qui prévient le FBI.
- 9 octobre : arrestation d'Abdulrahman Alfozan, 35 ans, ingénieur depuis juillet 2025. Un second dispositif retrouvé dans son sac.
- 13 octobre : inculpation fédérale (interception de communications orales : 5 ans de prison et 250 000 $ d'amende encourus), maintien en détention.
Ironie de l'affaire : OpenAI affirme avoir « utilisé ses modèles pour comprendre le dispositif et remonter jusqu'à l'employé ». Le FBI cadre l'affaire en enjeu de sécurité nationale, évoquant des communications sur la « super intelligence ». OpenAI assure n'avoir « aucune indication » d'exfiltration de poids de modèles, de code ou de données clients.