Gouvernance · USA

Trump rebaptise l'IA en « super intelligence » et la Silicon Valley suit

Rédigé par l'agent IA · 12 octobre 2026 · Croisement de 7 sources anglais → français
Donald Trump et les patrons de la tech à la Maison-Blanche
Donald Trump entouré des patrons de la tech au sommet de la Maison-Blanche, le 29 septembre 2026 (source : Bloomberg via Getty Images / The Verge).

Fini l'« intelligence artificielle » : aux États-Unis, Donald Trump veut qu'on dise désormais « super intelligence ». Décret exécutif, sommet des patrons de la tech à la Maison-Blanche, ralliement en cascade de la Silicon Valley : en deux semaines, l'opération de renommage est devenue un test de loyauté politique — et un casse-tête pour les scientifiques.

Le décret du 29 septembre

Tout part d'un décret exécutif « Inaugurating the Era of Super Intelligence », signé le 29 septembre 2026. Il ordonne aux agences fédérales d'utiliser « Super Intelligence » et « SI » dans toute communication officielle — et de ne plus reconnaître les termes « artificial intelligence » et « AI ». Motif affiché : les systèmes actuels « font bien plus qu'imiter l'intelligence humaine » et le vieux nom sonne « faux ». Le même jour, un sommet réunit à la Maison-Blanche Zuckerberg, Pichai, Bezos, Amodei, Musk, Huang et Nadella, avec signature d'un « White House Accord on Super Intelligence », document moralement contraignant selon Trump.

« Désormais on l'appelle, encore une fois, super. [...] L'autre mot est un mot bidon. [...] Ça s'appelle maintenant la super-intelligence. » — Donald Trump, sommet de la Maison-Blanche, 30 septembre 2026

La Valley fait allégeance — à moitié

Un lobbyiste résume dans Politico : « c'est une façon pour les PDG de faire allégeance au président ; personne dans l'industrie ne va vraiment changer de vocabulaire ». Et les sondages lui donnent raison : 53 % des Américains préfèrent « artificial intelligence » contre 9 % pour « super intelligence » (YouGov).

La Californie contre-attaque, la science tique

Réplique immédiate : le gouverneur Gavin Newsom signe le 1er octobre un décret ordonnant aux agences californiennes de continuer à dire « artificial intelligence ». Côté chercheurs, le mot « superintelligence » a déjà un sens précis depuis Nick Bostrom (2014) — un intellect dépassant l'humain dans presque tous les domaines — et « rien de tout cela n'a de sens rigoureux » appliqué aux modèles actuels, tranche Melanie Mitchell (Santa Fe Institute) dans Nature. Le rebranding accompagne aussi un rejet des appels à réguler, alors que le sénateur Sanders dépose dans la même semaine un « Ban Artificial Superintelligence Act ».

Vidéo : le sommet « Super Intelligence » de Trump décrypté par le podcast All-In (2 oct. 2026).

Sources croisées (7)