| Comment assurer la stabilité d'un pont? | ||
| 2-Exemple trouvé sur le pont de Saint-Pierre à l'île de La Réunion (Ligne des Bambous).
Suite à une mauvaise
injection en coulis de ciment et d’une tension trop sévère des câbles de
précontraintes, ce pont malgré ses joints de dilatation, c’est vu se
détériorer à cause de la chaleur qu’il emmagasinait. Le procédé nouveau
assurant sa stabilité consiste à abaisser son accumulation de température.
En fait, c’est après plusieurs heures de soleil, là où la structure connaît
son plus grand allongement par le phénomène de la dilatation, que ces câbles
se mettaient à se rompre. Remarques: Afin de voir si le béton est fissuré, on peint celui-ci en blanc pour que les fissures ressortent gris noir (couleur du béton). Une manière de contrôler la dilatation d'un pont, c'est de surveiller ses appareils d'appui. Ils peuvent être inopérants pour diverses raisons. Il faut alors procéder à leur changement. Pour se faire, il faut soulever le caisson afin de le désolidariser de la pile, à l'aide de vérins. C'est une opération très pointue, heureusement constituée de normes de sécurité draconiennes, ce qui est rassurant quand on sait que tout ceci est effectué sous circulation, sans que nous autres usagers de la route ne nous rendions compte de rien. C'est, à ce moment, plusieurs milliers de tonnes qui se soulèvent de plusieurs centimètres. Le caisson est alors supporté uniquement par les vérins (pour le pont de Cheviré, un appareil d'appui pèse une tonne et demie).
Techniques de réparation employés.
Photo pont De l'Ile de La Réunion.
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